Y en a qui font pilier de bar,
Ils tiennent le comptoir.
D’autres tiennent le quai,
Le matin direction Nation,
Le soir, de l’autre côté, direction Charles de Gaulle Etoile.
Le métro dégueule ses passagers,
Pressés et sans un regard,
Pour ceux qui stationnent à demeure,
Happés par le sous-sol,
Hirsutes, les yeux hagards,
Titubant à Corvisart.
Deux mondes se côtoient,
Etrangers,
Effrayants,
Le flot incessant et violent,
L’assoupissement insidieux,
Le matin direction Nation,
Le soir, de l’autre côté, direction Charles de Gaulle Etoile.
Pour les uns et les autres,
Chaque jour identique,
Même heure,
Métro Glacière,
Avant à son tour de passer à la trappe,
Et regarder les passagers,
Dégueulés des métros,
Le matin, direction Nation,
Le soir, de l’autre côté, direction Charles de Gaulle Etoile.
