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Au Jardin du Luxembourg

13/06/2011

Les parisiens sont-ils des animaux de basse-cour ?

Lire au jardin du Luxembourg, par une belle journée d’été, est un plaisir très parisien. Et très couru. Trouver une chaise libre n’est pas de tout repos. A Paris, les passe-temps agréables et simples sont rares et convoités par le plus grand nombre.

J’avais trouvé une place au milieu de la multitude que je pouvais observer à loisir. Je remarquais que certains comportements sont assez consternants.

Parmi les lecteurs et les oisifs s’adonnant aux joies du soleil de juin, les plus chanceux sont les heureux possesseurs de deux chaises : l’une pour s’asseoir, l’autre pour étendre ses jambes. Ils ne savent pas combien ce bonheur, affiché avec tant de désinvolture, peut être source d’énervement et de sentiment d’injustice pour qui cherche désespérément une chaise libre. La suffisance du possédant qui ne fait pas preuve de discrétion quand il a tout et que les autres manquent de presque tout !

Cet égoïsme a conduit à la scène suivante.

Un promeneur à la recherche d’une place assise s’empare d’une chaise sur laquelle reposent les pieds d’un bienheureux, sans prévenir, ni demander la permission à ce dernier.

Mes bras m’en sont tombés en même temps que les pieds du lecteur. Les rapports humains dans un si bel endroit, le jardin du Sénat, sont comparables à ceux d’animaux en compétition pour leur survie. Ils se réduisent à un simple rapport de force, brut, tourné vers la possession et la satisfaction de sa convoitise.

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